TINESS LA DEESSE - Dans la Joie

Justine Zigani de son vrai nom, a fait son entré dans ce monde artistique par le truchement de la danse. Avec son physique et son caractère de fille tenace, rien ne pouvait l’ébranler pas même les intimidations des hommes. C’est aux cotés de la regrettée Jeanne Bicaba en 2004, en qualité de danseuse, qu’elle démystifia la sphère musicale en particulier et le showbiz en général. Le véritable déclic surviendra en 2009...

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quand désormais Tiness «la Déesse» se fera coopter par l’écurie de production «Himalaya». Cette collaboration engendra la sortie de son tout premier opus «Dieu dispose». C’est à cette période que la mouvance du Coupé-décalé battait son plein dans la capitale. Toute jeune et très émancipée à cette époque, elle embrassa facilement ce concept en calquant à distance, ses devancières à l’instar de Fat Beauté. Pure produit du mouvement Coupé-décalé, Tiness gravitait autour de cette musique jusqu’en devenir même l’une des héritières au Pays des Hommes Intègres. Elle se fera surnommée «La Déesse» grâce à sa beauté mais également le statut qu’elle incarne dans ce nouveau genre musical.

Refusant de circonscrire son audimat sur le plan local, Tiness s’est mise à conquérir le cœur des mélomanes de la sous-région et notamment de la Cote d’Ivoire. L’artiste Serges Benaud sera l’un de ceux qui l’aura véritablement hissé au panthéon de la musique coupé-décalé. Car en 2012, elle sortira son deuxième opus «Grace de Dieu » où le tube révélateur «Titina» goupillé grâce à la collaboration justement de Serges Benaud se répandra comme une trainée de poudre dans toute la sous-région et partout en Afrique. Les portes de la gloire s’ouvrent à elle. Elle devient une abonnées des salons feutrés, des véhicules de luxe, une chalande des agences de transport aérien, une cliente VIP des joailleries et parfums, un sujet de buzz pour les journalistes…Bref, elle devient un modèle une idole à la fois des jeunes et des femmes matures.

Beaucoup d’aigris et des gens sceptiques du milieu avaient vite annoncés à cette époque, son déclin. Certains étaient même convaincus que Tiness ne fera pas long feu dans la musique. Peine perdu ! en 2014, elle cloua le bec à plusieurs de ses détracteurs en mettant sur le marché du disque son troisième opus «2 grâce en grâce ». Finalement, certains finissent par conjecturer que Tiness fait partie des valeurs sures et montantes de notre musique. L’on constata plus tard, qu’elle avait toujours mis le Seigneur Dieu au centre de ses intérêts d’où les titres éponymes de ses albums lui rendant hommage. Elle fera régulièrement la navette entre la Cote d’Ivoire et le Faso natal pour des enregistrements et collaborations. En plus de Serges Beneaud, c’est avec Bébi Philipe et Kevinson Laly qu’elle décida de peaufiner les autres projets artistiques.

Exactement le 12 juin 2015, sortait donc «La gloire», son quatrième opus. Une œuvre de 8 titres dédiée, toujours et toujours à Dieu. Ce qui m’aura véritablement séduit dans cet opus, c’est l’introduction des autres genres musicaux notamment le Zouk et surtout le « Djeka» rythme issue de sa communauté bissa. Le tube comme «Dakoupa», n’avait pas malheureusement été suffisamment présenté raison pour laquelle, il était passé sous silence laissant la place, toujours au Coupé-décalé, son rythme de prédilection.

Au regard de la pléthore des artistes qui se sont identifiés à elle grâce à l’apologie qu’elle fait à ce rythme, Tiness a décidé de franchir un palier supérieur. Ses multiples expériences acquises dans les studios et surtout sa constante au sommet de la musique d’ambiance facile lui a permis de porter un regard de synthèse sur sa carrière.

Aujourd’hui, Tiness nous propose des mélodies originales dotées d’une grande maturité. Elle a décidé d’opter pour un mouvement progressif, une musique urbaine plus étoffée et riche en mélodies et paroles dignes d’intérêts.

Quand elle m’a dit d’écouter sa dernière trouvaille baptisée «Dans la joie » j’ai toute suite décelé une forme de maturité dans sa musique, mais pas nécessairement le changement. Tiness est restée dans cette ambiance facile mais pas cette fois-ci imbibée d’acrobaties avec les «Roukass-Roukass». C’est une Tiness responsable !

On se souvient de certains de ces featuring qu’elle faisait sans absolument rien dire. C’est parfois l’artiste avec qui elle collabore qui alimente toute sa chanson tant dans les paroles que dans l’ambiance. Aujourd’hui :

- J’ai écouté une Tiness dominante et non un Bébi Philip omniprésent dans ce nouveau single «Dans la joie ». 
- J’ai écouté une Tiness sans «Roukass-Roukass» mais une Tiness mélodieuse et cadencée. 
- J’ai écouté une Tiness instrumentiste avec, enfin l’apport des instruments enregistrés en live tels que la guitare bass qui donne un cachet particulier à ce tube. 
- J’ai écouté une Tiness de tous les âges, jeunes et adultes.

Tiness 3

Mais j’ai vu surtout une Tiness resplendissante, séduisante et glamour. Un atout très capital qui lui confère le statut de d’artiste féminin burkinabè la plus fashion.

L’opus « Dans la joie » est déjà disponible sur tous les sites de téléchargement et un vidéogramme «bling-blingmatique» est annoncé pour très bientôt.

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