SNC 2016 : l’organisation confiée à 154 personnes

SncLe Comité national d’organisation (CNO) de la 18e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a été installé le vendredi 11 mars 2016 à Bobo-Dioulasso. Ainsi, 19 commissions, fortes de 154 personnes, ont reçu la mission d’œuvrer au succès de la biennale culturelle. Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry qui a présidé la cérémonie d’installation a, juste après, animé une conférence de presse.

Elles sont 154 personnes réparties en 19 commissions qui ont pour charge d’organiser la 18e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Ce sont les membres du Comité national d’organisation (CNO) de la SNC. Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry les a installés le vendredi 11 mars 2016 à Bobo-Dioulasso. A la tête de ce comité, le secrétaire général du ministère en charge de la culture, Stanislas Méda. Il est secondé par le directeur général de la SNC, Sidi Traoré. Les commissions concernent entre autres, le secrétariat, le jury officiel, le marché des arts, les infrastructures et l’hébergement, la communication et les relations publiques, la sécurité et la participation des enfants. Chaque commission est dirigée par un président, et secondé par un vice-président. Selon le ministre Barry, plusieurs raisons ont milité au choix de ces hommes et femmes. « Vous avez été choisis comme membres du comité national d’organisation, en raison de vos qualités personnelles et professionnelles, de votre expérience dans la gestion de manifestations d’envergure nationale et surtout de votre engagement pour la promotion de la culture nationale », a-t-il indiqué. Selon M. Barry, il ne s’agit pas « de réinventer la roue », mais plutôt de l’adapter. A entendre le président de la commission accueil et hébergement, Oumar Traoré, une partie de la tâche est déjà faite. « Nous avons déjà ciblé un certain nombre d’écoles primaires pour l’hébergement des artistes », a-t-il précisé. De son avis, si difficultés il y aura, ce serait les annonces de dernière minute. « Les hôteliers veulent des réservations fermes et précises, alors que nous ne disposons pas de toutes les données en ce moment. Nous craignons qu’il y ait des personnalités qui s’annoncent à la dernière minute », s’est-il inquiété. Deux personnalités parrainent la SNC 2016. Il s’agit du président directeur général de l’entreprise EBOMAF, Mahamoudou  Bonkoungou et le chef de canton de Bobo-Dioulasso, Sidiki Sanou. A la suite de cette installation, le ministre a eu des échanges avec la presse. Tahirou Barry a annoncé que le budget de la SNC est clos et s’élève à 735 millions de F CFA, soit 450 millions alloués par l’Etat, 210 millions offerts par les sponsors et les partenaires et 75 millions par le ministère lui-même (NDLR : le budget prévisionnel était estimé à 680 millions de F CFA). M. Barry a aussi rappelé les objectifs de la SNC qui sont, entre autres, la promotion de la création artistique et littéraire, la valorisation du patrimoine culturel national, le rapprochement et le brassage harmonieux des différentes formes d’expressions culturelles du Burkina Faso, et le renforcement de la coopération culturelle internationale. Pour cette édition, environ 1 300 acteurs du monde culturel sont attendus. Ils exprimeront leurs talents et savoir-faire dans les arts du spectacle, les arts plastiques, l’art culinaire, les sports traditionnels et la littérature. Le premier responsable du département de la culture a invité les journalistes, qui estiment que l’Etat pouvait mieux récompenser les lauréats, à considérer la distinction nationale, plutôt que les prix. M. Barry a également rassuré les hommes de médias quant au devenir des artistes après la semaine. « Tous les lauréats seront accompagnés dans l’édition de leurs œuvres »,a-t-il affirmé. Les journalistes se sont également intéressés à l’hébergement des artistes. Selon le vice-président du CNO, Sidi Traoré, les conclusions de la SNC 2014 prévoyaient une cité des artistes pour les éditions à venir. Les études de faisabilité de ladite cité, qui devaient se faire sous la Transition n’ont pas eu lieu du fait de l’austérité budgétaire. L’aspect sécuritaire n’a pas été occulté. Sans donner de détails, le patron de la culture burkinabè a rassuré que « des dispositions particulières seront prises ». 

 Danoaga Dominique DIAPPA
domingo.diappa@gmail.com

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