La police aux trousses de DJ Arafat et de son Père

Les éléments du commissaire Bléa, du 2ème Arrondissement de la police nationale de Yamoussoukro, sont depuis le dimanche 3 juin matin aux trousses de l’artiste DJ Arafat et de son père Won Pierre, aujourd’hui injoignables.

«Un mandat a été lancé contre eux et toutes les dispositions sont en train d’être prises pour qu’ils répondent de leurs actes», a déclaré un élément de la police, sur ce qu'il convient d’appeler «l’affaire Arafat à Yamoussoukro». Les faits...

dj arafatL’artiste avait été sollicité pour un concert devant célébrer les mamans dans la nuit du samedi 02 juin à la Fondation Félix-Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Des contacts ont été pris avec le staff de l’artiste, le cachet de DJ Arafat fixé à 400.000F. Somme réglée entièrement par les promoteurs du spectacle auprès du manager de l’artiste, Won Pierre, qui se trouve être son père. Tout se passe bien jusqu’au jour du spectacle, le samedi 2 juin 2012. L’artiste arrive à Yamoussoukro, et comme prévu par les termes du contrat, il fait un tour d’honneur dans la ville pour signaler sa présence.Mieux, il est l’invité de la radio commerciale locale. Sur les antennes, laquelle il promet un show époustouflant à toutes les mamans de Yamoussoukro. Cela ne se passe tout de même pas aisément. Puisque qu’à son arrivée, l’artiste refuse toutes les chambres d’hôtel à lui proposées. Il exige une suite à l’hôtel Président. Les organisateurs s’exécutent. Ce qui leur coûte la somme de 150.000 F.

Pour un dîner d’avant spectacle, l’artiste devenu capricieux demande à manger dans l’un des restaurants les plus luxueux de la ville. Le repas pris à crédit par les organisateurs, s’évalue à 105.000 F. Le comble, DJ Arafat souhaite passer la nuit en bonne compagnie, après son show. «C’est une mince affaire », le rassurent les organisateurs qui lui présentent une ravissante démoiselle. Toutes les conditions étaient donc réunies pour le show. Dans la grande salle de la fondation, louée à 1.200.000 F, le public qui s’était procuré les tickets en vente depuis une semaine, avait déjà pris place. L’ambiance avait même débuté dans la salle, quand contre toute attente, l’artiste attendu devient injoignable.

A l’hôtel, les organisateurs constateront son absence. Quand après plusieurs tentatives, le père ''manager'' joint au téléphone, fait savoir : «Mon fils m’a dit qu’il est en route pour Abidjan ». Le public qui ne tarde pas à comprendre qu’il se passe bien des choses bizarres, commence à s'impatienter. Et de la façon la plus bruyante et énergique. Il choisi d’ailleurs finalement de s’en prendre à l’organisatrice principale, Mlle Kalou Eva, que les éléments de la police commis à la sécurité du spectacle, parviennent à exfiltrer.

Après la nuit passée dans les locaux de la police, ordre est donné par le procureur de la République de la libérer. Elle ne se fait pas prier pour aussitôt déposer une plainte contre l’artiste et son père. Auprès de ses créanciers, elle prend des engagements pour le règlement de certaines factures qu’elle entendait solder avec le revenu du spectacle. Le public lui, continuait de manifester jusqu’à hier dans le lieu de vente des tickets, pour se faire rembourser. Il a même fallu une intervention de la police pour ramener l’ordre dans le principal site de vente de ticket. «Nous avons débuté le remboursement depuis la nuit du spectacle et nous continuons de le faire jusqu’à présent (hier lundi 04/06/2012, ndlr) », a rassuré l’une des organisatrices. Toutes nos tentatives pour joindre Arafat et son père de Manager afin d'avoir leur version des faits, sont restées vaines. Jusqu'au moment où nous mettions sous presse hier lundi, ils n'étaient pas joignables.

Blaise BONSIE - L'Inter



En réponse à ces accusations, réponses de Dj Arafat et son père lors d'une conférence de presse, ci-dessous :

dj arafat musique ivoirienne coupé décalé abidjan yamoussoukro police arrestation concert spectacle mamans zropoto lebede areguede kpangor kpankaka