La débauche vestimentaire des jeunes

La jeunesse burkinabè dans son ensemble est friande de manifestations culturelles. Ainsi, chaque année, les vacances scolaires constituent une période de pleine distraction. Toutes les grandes villes du pays ont presque leur « petit quelque chose » en matière de show. Cependant, là où le « bat blesse » dans l’organisation des manifestations culturelles, c’est le laisser-aller vestimentaire des jeunes. Dans le domaine, nos sœurs semblent ravir la vedette aux garçons. En effet, nombreuses sont les jeunes filles qui profitent des manifestations pour s’exhiber le mieux possible. Pire, elles n’hésitent pas à se présenter sur le podium pendant la manifestation. Il suffit que l’animateur demande des volontaires pour assurer une partie de la soirée. Puff !

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Elles sortent de partout pour se faire voir. Ces filles qui ne sont rien d’autre que des « m’as-tu vu ? », doivent retenir l’attention des organisateurs de spectacles. La tenue vestimentaire doit être un critère d’accès au spectacle. Toute fille mal habillée (avec la moitié de son corps nu), soit dans des tenues qui exposent ses rondeurs, ne doit pas avoir accès au spectacle. Puisque la plupart des filles qui se présentent à moitié nues dans les lieux de spectacle, trompent la vigilance de leurs parents. En effet, elles quittent les parents dans des habillements décents. Une fois avec leurs camarades, elles portent les tenues d’exhibition.

Le phénomène est tellement enraciné, qu’il est urgent que toutes les sensibilités éducatives et sociales s’y mêlent pour la sensibilisation et la répression au besoin. Même des « bébé » se plaisent à être dans des tenues de nudité. Elèves comme des filles qui ne partent plus à l’école sont au même portique. Et elles assistent aux manifestations sans la moindre inquiétude. Pire, des adultes qui devraient leur servir de repères, se plaisent à les voir dans leurs tenues. La débauche n’est pas typiquement féminine. Elle est aussi masculine. Les jeunes garçons ne portent plus leur pantalon pour cacher les fesses. La mode selon eux, c’est de laisser les fesses exposées à travers le dessous. Ainsi, malgré les ceintures, les pantalons sont sur le point de tomber.

Avec l’évolution et l’effet de la mode, nous acceptons que la jeunesse suive le rythme du temps. Mais les modes qui nous dénigrent sur le plan culturel, devraient être acceptées avec une philosophie propre à nous. C’est-à-dire partir de nos réalités culturelles et pouvoir rejeter les modes de telles natures. Pour la prochaine vision, nous parlerons de nos danses locales méconnues par la jeunesse.

Souro DAO (daosouro@yahoo.fr)
L’Express du Faso

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