Finale Faso Academy 2012 : le jury et le public choisissent Ahmed NITIEMA

Le jeune élève de 18 ans, Ahmed NITIEMA a réussi le parcours de combattant au soir du 02 novembre à Ouagadougou.

Devançant sur une grande longueur ses 4 rivaux finalistes par le vote du public (60,61%), le jeune académicien succède sans ambages à Alain Giresse (lauréat 2011) avec 37,39% de points selon le jury. Si le sacre de Ahmed NITIEMA a été consommé par le public, il n’en va pas de même pour la 3e place de la jeune talentueuse qui à tout passage fait vibrer la Maison des Jeunes Jean Pierre GINGANE. Il s’agit de Liliane NIGNAN placée 3e après Seydou Lazare TIEMTORE à la grande déception du public.

64 candidats au départ lancés le 13 juillet dernier à la conquête du trophée, 5 se sont hissés en finale. Parmi ces finalistes, Ahmed NITIEMA est resté indomptable dans toutes les 5 étapes de la compétition (des phases éliminatoires jusqu’en finale en passant par les 1/8e, 1/4 et ½ finales) et dans l’autre étape aussi, celle du vote du public.

Grâce à ce cumul de titre, le meilleur académicien de l’année remporte le trophée avec toutes ses prérogatives : 3 000 000 de FCFA cash et beaucoup d’autres prix spéciaux. La moto, conséquence directe du vote du public lui a été aussi décernée. Voilà donc un jeune élève qui était sans revenu, mais qui est aujourd’hui devenu millionnaire. « Le prix est donné pour développer une carrière musicale, je voterai une partie pour ça et le reste je le remets à mes parents qui pourront l’utiliser comme bon les semble » a-t-il laissé entendre.

Avec la finale, c’est la rupture avec les perpétuels playbacks auxquels étaient soumis les académiciens lors des autres phases de la compétition. Il s’agit d’une prestation en live avec l’orchestre « Djongo Système » de l’artiste Bill AKAKORA. C’est en live donc que les 5 finalistes ont rivalisé de talent dans l’interprétation de la chanson imposée « Winafica » de Georges OUEDRAOGO, ainsi que de leurs compositions personnelles et d’un morceau au choix.

Que dire de la prestation des 5 artistes en herbe ?

Interprétation spectaculaire sans aucun gène avec une maîtrise de la scène et du sujet. Sa jeunesse et son élégance lui ont procuré l’admiration du public et du jury aussi. Mais sa composition personnelle « berceau de l’humanité », a laissé les gens sur leur soif. Il lui a manqué de la vivacité. Il s’est bien racheté avec l’interprétation du morceau « laafi-la boum-fa » du jeune artiste Greg.

Aucun pronostic ne le plaçait au 2e rang. Mais il occupait bien sa scène avec une voix posée de doyen du groupe (25 ans). Il était l’avant dernier dans le vote du public avec seulement 2,83 % de votant. Seydou doit peut-être sa place au choix de son tube d’interprétation : N’zambé de l’Ivoirien Eddy.

Morceau très dansant et adulé du public, N’zambé a fait quitter toute l’assistance de son fauteuil pour danser au pas de Seydou. Il gagne 35,33 % des points du jury qui le hissent en 2e position.

Très professionnelle était l’enfant du « grand Seydou va payer ». Très audible la mascotte du public ne s’en revient pas. Toute la sale a contesté publiquement sa rétrogradation à la 3e place. Très originale surtout avec son tube personnel « dangué-lai » en Gurunsi qui signifie merci maman.

La jeune élève de 21 ans a émerveillé le parterre de spectateurs avec sa danse locale le « Djongo ». Son interprétation au choix est encore venue couper le souffle du monde musical « teti » de la congolaise Barbara KANAN.

Sa 4e place n’a pas surpris plus d’un. Très entreprenant lui aussi, mais comme on le dit, il a eu plus fort que lui. Le rythme de sa production personnelle voulue comme du « warba » un peu en déphasage avec sa musique. Il a même choisi le plus difficile en interprétation « Djion Maya » de Victor DEME. C’est un morceau statique plein de récitation. C’est ce qui a sans doute compliqué sa tâche.

Elle comme son rival direct ont tant bien que mal mérité leur position. Monique a été un peu timide sur scène mais cela peut s’expliquer par le fait qu’elle est toujours la première à passer. Elle a fait honneur aux femmes dans son morceau personnel mais dans l’interprétation, de « madada » de Kamaldine, son insuffisance de gestes sur la scène a eu raison d’elle.

Dramane GUENE - RTB

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